Marchal Mithouard (Shaka)

Anatomie du Mouvement

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Exposition du 9 mars au 26 avril 2017

Troisième exposition de Shaka à la Galerie Lazarew ! Figure de l’art urbain depuis près de 20 ans, Shaka (Marchal Mithouard) allie avec brio les influence de la rue (lettrages, violence, couleurs) et un travail d’atelier entammé en parallèle dès ses débuts (peinture à l’huile, sculpture, bas reliefs).

Son style inimitable est caractérisé par des visages et des corps fragmentés, nervurés, comme s’ils portaient un masque ou s’ils étaient, au contraire, décharnés. Depuis 2007, le volume s’est invité dans son travail, d’abord via des bas reliefs intégrés à ses toiles puis dans des sculptures munumentales en bois, et maintenant en bronze. 

Pour cette exposition, Shaka s’intéresse à la transposition des mythologies à notre époque contemporaine - notamment au mythe de Sysiphe, tout en poursuivant ses recherches sur le mouvement. Ses personnages sont en action ou en déséquilibre, comme dans sa très grande toile (190 x 270 cm) Carrousel.

Nous présenterons également la première sculpture en bronze de l’artiste.

Vahid Chamani - Amino Acids

Exposition du 28 janvier au 25 février 2017

Vernissage le samedi 28 janvier 2017 de 15h à 19h

Nous sommes heureux de montrer, pour la première fois en France, le travail de l’artiste iranien Vahid Chamani. À 32 ans, il est considéré par Artprice comme l'un des artistes les plus prometteurs du Moyen-Orient. Déjà présent en Iran, aux États-Unis, à Londres, ou encore à Dubaï, son travail minutieux et raffiné, sur toile ou sur papier, propose un regard unique sur les tiraillements de la société iranienne, entre tradition et modernité.

Né en 1984 en Iran, Vahid Chamani vit et travaille à Téhéran.

Evrard & Koch : Hors Cadre #2

1er décembre 2016 - 14 janvier 2017

Après une première exposition remarquée en novembre 2015, le duo d'artistes Evrard & Koch prolonge et radicalise ses réflexions dans l'exposition Hors Cadre #2.

À l'origine la ligne, toujours, la ligne qui guide, qui rythme et qui se brise. Mais là où l'oeuvre se fragmentait, elle se fracture. La où la couleur palpitait sur l'envers de la sculpture, elle se répand également sur l'avant. Là ou le noir soulignait les tranches, il s'impose en façade.

La rupture est consommée et le cadre, en s'éclatant, révèle des perspectives inattendues qui sont autant d'ouvertures sur de nouveaux champs d'exploration. La quête d'un idéal de pureté dans des formes traditionnelles - signifié par les grands monochromes blancs, se heurte à l'émergence de forces nouvelles, irrésistibles, qui déchirent l'espace vierge et s'imposent pour bouleverser notre champ de vision. La vision d'un monde en rupture dont on ne sait ce qu'il deviendra.

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Olivier CATTÉ

8 octobre - 26 novembre 2016

Vernissage le samedi 8 octobre, à partir de 15h

L'artiste français, passé maitre dans l'art de révéler dans les trames du carton des cités infinies, montre une nouvelle fois l'étendue de son talent. De son récent voyage à New York, il livre de nouvelles interprétations de la ville et l'extrapole dans des pièces absolument vertigineuses.

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Accrochage collectif

6 - 24 septembre 2016

Exposition en deux parties au mois de septembre:

Dans la première salle, on prolonge l'exposition de l'artiste ukrainien de 21 ans, Sergey KONONOV, avec de nouvelles oeuvres.

Dans la seconde salle, accrochage collectif avec Olivier Catté, Aharon Gluska, Florence Grundeler, Rafiy et Shaka.

Sergey Kononov - Rouge

26 mai - 18 juin 2016

«Pourquoi rouge ? Pour moi, c’est le sang qui coule à travers tout le corps, c’est la pulsion animale de la vie, la force omniprésente du physique qui domine toute autre forme d’expression, telles que celles de l’âme, du spirituel ou de la pensée.»

C’est ainsi que Sergey Kononov, prodige ukrainien de 21 ans, introduit son travail récent, exposé du 26 mai au 14 juillet à la Galerie Lazarew Paris.

A travers une galerie de portraits saisissants, entre réalisme et néo expressionnisme, il dépeint avec acharnement l’âge charnière du jeune adulte. A peine sortis de l’adolescence, ses personnages cherchent à s’affirmer mais sont encore les produits de toutes les pressions extérieures - famille, école, pairs, loisirs, 

sport, etc., qui les enjoignent à être les meilleurs pour affronter un monde difficile. Qu’est ce que grandir? C’est la question centrale de son travail. Sergei hésitait d’ailleurs, pour le titre de l’exposition, avec un de ces mots russes qui n’ont pas d’équivalents en français et que l’on pourrait traduire par: «je ne suis pas celui que vous souhaitez que je sois».

Son regard sur la jeunesse qu’il dépeint est à la fois tendre et acerbe. La présence des chiens n’est pas due au hasard; pour lui, cette jeunesse mène une vie proche de ces chiens errants qui peuplent les rues ukrainiennes: elle sait se défendre et satisfaire ses besoins vitaux, mais ne s’intéresse pas à ce qui peut élever son âme. Le tableau «Cinq Bouches Ouvertes» (2 chiens et 3 enfants à l’air hagard) parle de cette animalité, qui s’exprime en vase clos et montre le désarroi des jeunes face à un monde de possibilités dont ils ne savent que faire. Sergei nous invite à visiter sa galerie de portraits (en particulier ceux ont le cadrage est le plus serré) comme on visiterait un zoo. Ce n’est qu’en captant les regards de cette jeunesse dure, sous pression, que l’on peut y déceler une lueur d’humanité, d’espoir et de grandeur.

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Florence GRUNDELER - De fil et d'encre

14 avril - 21 mai 2016

C'est avec le fil et l’encre que Florence GRUNDELER s’empare de la toile ou du papier. Le fil entre, sort, dessine ; il est l’ossature de ses oeuvres. Avec l’eau, elle conduit la matière (l’encre), la diffuse; c’est l’énergie vitale. Le geste, lui, est habité d’une force cosmique, animale; violent ou léger, il donne l’équilibre à ses oeuvres, qui marient à merveille puissance et délicatesse.

« Ce serait un ciel d’orage. Ou un matin d’été. Ou l’échancrure des soirs, les soirs noyés, leurs fentes, tenaces, au bord des jours. Leurs fentes surpiquées. On s’enfoncerait dans le temps qui passe et dans le temps qu’il fait. On voudrait toucher. On voudrait caresser. Effleurer de la main. Suivre du bout des doigts. Déchiffrer. Humer. Flairer. Se rouler dedans. On se roulerait dedans. C’est cousu. C’est têtu. C’est du blanc, c’est de l’absence, c’est du silence. »

Marie-Hélène LAFON (écrivain) 

à propos du travail de Florence Grundeler

 

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RAFIY - Passages

12 mars - 9 avril 2016

La notion de passage est commune à toutes les sociétés depuis des millénaires. Passage sur terre ou dans l’au-delà, mais aussi déplacement, échange, transmission, le terme évoque aujourd’hui, plus que jamais, espoirs et crispations; c’est le point de départ de la nouvelle exposition de l’artiste béninois Rafiy. Puissante et esthétique, sa peinture n’en est pas moins chargée de contenu social. 

Rafiy dit travailler dans « le bruit du monde ». Très influencé par l’actualité, il conçoit sa production comme un moyen de mettre de l’ordre dans le chaos du réel, de lutter contre l’oubli, de garder en mémoire.

 

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Papiers - exposition collective

30 janvier - 27 février 2016

Dessin, peinture, papier trempé, gravure, travail sur carton... Le papier est à l'honneur dans cette exposition, qui rassemble les travaux de 6 artistes qui ont choisi d'exploiter la richesse, le grain et la subtilité du papier dans ses formes les plus diverses.

Olivier Catté récupère du carton de récupération, qu'il déchire pour faire apparaitre dans les trames des cités et architectures puissantes.

Camille Cottier, jeune artiste de 25 ans, propose sur des rouleaux entiers un travail minutieux et obsessionnel avec sa fascinante série Les Bonshommes.

Aharon Gluska, par une technique de bains, de pigments bruts, livre de grands paysages imaginaires d'une minéralité et d'une sérénité exceptionnelles.

Marine Joatton peint avec force et jubilation un monde imaginaire peuplé de créatures animales qui se mêlent, s'amusent et nous le font savoir.

Pierre Muckensturm montre une série de gravures (toutes des triptyques) qui captent, avec une justesse admirable, la notion de croisement.

De Jacques-Henri Sansoulh, aujourd'hui décédé, nous montrons deux grandes peintures sur papier non tissé, faites de tâches colorées et de gestes répétitifs, absolument envoutantes.

 

Evrard & Koch

Hors Cadre #1

19 nov. 2015 - 16 janv. 2016

A partir du 19 novembre 2015 et pour deux mois, nous accueillons la première exposition évènement du duo d’artiste Evrard & Koch. Ces deux identités touche à tout, remarquées dans des domaines aussi différents que la joaillerie, le design ou la couture, combinent leurs talents en une entité plus que remarquable, à l’origine d’une oeuvre résolument Hors Cadre.
Evrard & Koch se nourrissent tout autant de l’épure de Mondrian, des blancs de Ryman ou des impressions optiques d’Agam, pour retranscrire une oeuvre inclassable, qui tient autant de l’architecture que de la peinture ou de la sculpture.
La ligne noire qui encadre l’oeuvre classique se fracture, laissant apparaitre dans ses tranches des pigments puissants qui se refractent sur le mur ou sur les miroirs intégrés. Toujours minimaliste de face, le blanc, le noir ou le miroir rythment la surface de l’oeuvre à mesure que l’on se déplace, tandis que la couleur palpite  secrètement en son intimité et se répand au dehors. C’est la revanche du hors champ, de l’envers sur l’endroit, du latéral sur le facial. Une oeuvre vibrante et juste.

 

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> Site d'Evrard & Koch

Accrochage collectif

2 - 26 septembre

Notre exposition de rentrée est l'occasion de vous présenter le formidable travail de Marine Joatton, nouvelle arrivée dans la galerie. Dans sa série Fiesta Banana, elle peint avec force et jubilation un monde imaginaire peuplé de créatures animales qui se mêlent, s'amusent et nous le font savoir. Une exposition personnelle de l'artiste est prévue en mars 2015. A découvrir absolument!

Retrouvez aussi les oeuvres d'Olivier Catté, de Aharon Gluska et d'Isabel Espinoza.

Isabel ESPINOZA - Mundos Parallelos

Mundos Parallelos

8 octobre - 14 novembre 2015

Ce n'est pas un hasard si Isabel Espinoza trouve dans le papier artisanal, qu'elle réalise elle même, un moyen d'expression.
La façon dont elle appréhende la vie, profondément guidée par une quête de l'essentiel, la rapproche de cette forme ancienne d'artisanat qui devient art entre ses mains.
Le travail d'Isabel Espinoza se caractérise ainsi par une concentration poussée à l'extrême, une intégrité qui se retrouve dans le raffinement des techniques utilisées et une fraicheur qui lui permet de traduire ses idéaux dans des pièces d'une beauté intemporelle.
Cela découle en grande partie du lien de l'artiste avec la Nature, à la fois à travers ses racines et son enfance passée dans une petite ville au milieu de la jungle équatorienne, où sont nées ses permets questionnements, ses premières inquiétudes et où elle retourne fréquemment.

>Biographie 

Sa quête la porte également à la recherche d'authenticité et à un travail sur l'identité, entammé notamment dans la ville paraguayenne multi-culturelle et multi ethnique d'Asuncion. C'est au Japon qu'elle fait la synthèse de ses deux aspirations: en résidence à Mino, berceau de la technique traditionnelle du papier japonais - où il a été créé il y a plus de 12 siècles, elle s'imprègne de la technique et du raffinement de cet art ancestral. C'est la naissance de ses grands boucliers de papier (Escudos), qui mêlent techniques orientales, teintes africaines et âme sud-américaine. Ces boucliers transparents ne peuvent pas lutter contre des lances ou des épées, mais ils protègent l'âme de la douleur et de l'effacement des identités.

Dans le même temps, l'artiste peint la série Resonanias Intimas et dévoile la richesse inépuisable de son univers sensible, qui se déploie autour du silence profond du blanc.
Chaque oeuvre est une métaphore, qui participe de la quête de l’artiste d’atteindre une forme de pureté originelle dans ses questionnements métaphysiques. On ne peut donner un sens à un monde qui en est dépourvu qu’à travers des interprétations; Isabel Espinoza propose la sienne et invite les spectateurs à la rejoindre dans la quiétude de ses Mondes Parallèles.

Inspiré du texte de Hugo F. Romero

Summer Group Show

8 juillet - 17 aout 2015

Pendant le mois de juillet, retrouvez les oeuvres des artistes qui ont marqué l'année: Shaka, Olivier Catté, Aharon Gluska, Rafiy... Nous présenterons également les récents travaux d'Isabel Espinoza, en introduction de son exposition d'octobre, et nous invitons le photographe Dominique Robin à présenter deux images de sa récente série Oil.

Les séries The Birth of Gravity (1998 - 2012) et Sei (1991-1992) de la photographe japonaise Yuriko Takagi seront exposées dans 3 lieux pendant la Biennale de Melle, du 9 juillet au 20 septembre > site de la Biennale de Melle.

Aharon Gluska - Between the Lines

21 mai - 24 juin 2015

Pour la première exposition d'Aharon Gluska dans notre galerie parisienne, nous présentons deux séries rassemblées sous le titre Between the Lines.

Car lire entre les lignes, il en est toujours question chez cet artiste israélien confirmé, qui vit à NYC. Dans la série Imagined Landscapes (2004 - 2014), d'impressionnants paysages rêvés s'offrent à nous; leur rendu quasi photographique est troublant, quand on sait qu'ils ont été exclusivement réalisés en matières (pigments, acrylique, aquarelle sur papier).

Sur les grandes toiles de Between the Lines (2014-2015), ce sont plus de 50 couches de peinture qui se révèlent au gré des empreintes des lignes parallèles. Avec ces deux séries, l'artiste propose une formidable réflexion sur la mémoire et la nostalgie.

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Olivier Catté

16 avril - 15 mai 2015

Vernissage le jeudi 16 avril

Solo show de l'artiste Olivier CATTÉ, qui présente ses travaux les plus récents sur carton de récupération, qu'il "épluche" pour en révéler toutes les textures. La ville est un point de départ, un prétexte pour de nouvelles recherches plastique, qui tendent davantage à l'abstraction.

> Biographie 

Olivier CATTÉ - Jean CRITON

Les Villes

17 mars - 11 avril 2015

Vernissage le 19 mars 2015

En première partie de notre cinquième exposition d’Olivier CATTÉ à la galerie, nous présenterons  un dialogue entre ses oeuvres et celles Jean CRITON (période 1980-1900). Que ce soit à partir de carton de récupération pour Catté ou au fusain pour Criton, les deux oeuvres apportent une vision unique de la ville, entièrement dessinée par des contrastes forts entre ombres et lumières.

> En savoir plus sur Olivier Catté

La cité fantastique proposée par Jean Criton, vient gratter le ciel dans une ascension infinie. Malgré les façades, les porches, les escaliers, l’homme n’y a pas sa place, puisqu’aucune indication d’échelle n’est donnée. Les ciels chargés semblent d’ailleurs annoncer que la situation est sans issue.

Olivier Catté, 30 ans plus tard, surplombe la ville et ramène ainsi l’utopie à la réalité crue; il ancre ses cités labyrinthiques dans la terre (le carton), à travers des axonométries illimitées. Là aussi, l’homme peut se perdre. Non pas dans un doux rêve de grandeur, mais dans l’absence de rêve d’un dédale de rues sans fin.

L’évolution des travaux des deux artistes donne également à voir des parallèles intéressants. Criton, dans sa série postérieure des Vision Vues, reprend, toujours au fusain, mais cette fois en couleur, des détails agrandis de ses villes imaginaires : un porche, une ombre… l’absence de recul donne l’impression d’un aplatissement de la ville. Peut être une façon de mieux l’appréhender. Cet effet d’aplatissement, on le ressent également dans les oeuvres récentes d’Olivier Catté: les perspectives sont lissées en une frise symbolique. Dans ces oeuvres là, qui frôlent l’abstraction, Olivier Catté, comme Jean Criton, saisit, plus que la ville en elle-même, le rythme de la ville: sa musicalité.

Jacques-Henri Sansoulh

5 février - 5 mars 2015

Ce n’est qu’à la mort de Jacques Henri Sansoulh, en 2013, que son entourage a découvert l’ampleur d’une oeuvre obsessionnelle produite, pendant plus de 20 ans, dans l’intimité. 

La peinture a tenu beaucoup de place dans sa vie, mais ce n’est que tardivement, au début des années 90, qu’il franchit le pas : la peinture devint rapidement son activité principale, sans vouloir pour autant l’exposer. Durant les vingt dernières années de sa vie, il s’y consacra presque exclusivement, dans une fièvre qui le vit accumuler les œuvres, sans autre souci que sa passion créatrice. 

Il lègue plus de 1500 travaux sur papier, accumulations envoutantes de taches colorées et de gestes répétitifs, qui semblent relever d’une forme d’exutoire, voire une véritable écriture devenue vitale à mesure qu’il s’isolait de sa vie quotidienne.

Chaque oeuvre a été numérotée au jour précis de sa réalisation, ce qui rend plus vertigineuse encore cette aventure secrète d’un homme qui semblait chercher une justification à son existence. Il nous lègue une oeuvre bouleversante, hypnotisante, qui touche au plus profond de chacun d’entre nous.

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Accrochage collectif

6 janvier - 17 janvier 2015

Pour commencer l'année en beauté, nous avons le plaisir de proposer un accrochage collectif des artistes de notre galerie:

Shaka

Olivier Catté

Yuriko Takagi

Isabel Espinoza

Fulcrand

Cet accrochage sera aussi l'occasion de présenter les nouveaux artistes qui rejoignent la Galerie Lazarew cette année :

Aharon Gluska

Jacques-Henri Sansoulh

 

Yuriko Takagi - Sei

14 novembre - 27 décembre 2014

Deux ans après l'exposition remarquée The Birth of Gravity, c'est un honneur d'accueillir à nouveau la photographe japonaise Yuriko TAKAGI. Pour sa nouvelle exposition, SEI, Yuriko Takagi propose une immersion troublante dans l’intimité des fleurs.

En japonais, une quantité de caractères se prononce «SEI». Yuriko réalise qu’avec toutes les significations qu’ils recouvrent, on peut décrire toutes les étapes d’une vie, voire dessiner les contours de l’univers entier. Elle sélectionne 28 de ces caractères, dont les significations sont aussi variées que «honnête», «inviter», «l’abondance», «le sexe» ou encore «la mort»


En parallèle, elle choisit 28 fleurs, qu’elle photographie à nu, dans leur rondeur, comme autant de planètes qui composent l’écosystème des «Sei». Comme on déshabille un homme ou une femme, Yuriko éffeuille ses plantes pour n’en photographier que le coeur, la facette la plus intime, celle qui ne nous est jamais visible, celle que la nature cache avec pudeur. D’autres fois, elle les capture avant la floraison, dans leur adolescence. La fleur, emblème absolu de séduction, est ici dépouillée de son apparat et révèle dans son intimité une beauté dérangeante, crue, sensuelle. Elle devient objet de désir ou de répulsion, en écho au Sei qui lui est relié.

>Biographie

Un ouvrage rassemblant les 28 photos de la série Sei sortira le 14 novembre aux Editions Xavier Barral

Un coffret comprenant le livre et deux tirages platines, réalisés par amanasalto (Tokyo), sera également proposé en édition de 30 exemplaires.

 

SHAKA - Onde de Choc

7 octobre - 10 novembre 2014

Après 3 années consacrées à différents engagements sur la scène internationale, Shaka (Marchal Mithouard) réexpose à Paris et présente une dizaine de nouvelles oeuvres, créées spécifiquement pour son exposition Onde de Choc.

Shaka (Marchal Mithouard), artiste français issu de l’art urbain, a marqué les esprits grâce à une technique unique : en y intégrant des éléments qu’il sculpte directement sur toile, ses oeuvres sortent de l’espace plat pour venir à notre rencontre. Portraitiste hors pair, il fragmente ses visages pour capter les expressions les plus crues et mettre en lumière l’absurdité des comportements humains.

Dans l’exposition Onde de Choc, c’est le choc du coup d’un boxeur qu’il pose en métaphore de la violence quotidienne des échanges entre les hommes.

« Actuellement mon but est de travailler autour du volume, du mouvement et de la profondeur. J’utilise souvent des personnages qui font des grimaces, des attitudes très exacerbées, violentes parce qu’il y a du mouvement, du caractère et des expressions fortes. » précise Shaka. 

Shaka a été un des premiers artistes exposés à la galerie en 2011; sa technique de travail très élaborée, ne lui permettant de produire que quelques pièces par an, et ses nombreuses sollicitations à l’étranger, en font un artiste rare en France. C’est pourquoi nous sommes particulièrement fiers de présenter ses nouvelles créations en octobre 2014.

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RAFIY - Explosion

5 juillet - 30 aout 2014

Pendant l'été 2014, nous accueillons la 4ème exposition personnelle de l’artiste béninois Rafiy à la galerie parisienne, Explosion.
Les toiles de Rafiy témoignent d’un amour sincère, inébranlable pour son pays, mais teinté de révolte. Il y dénonce les aberrations de la société béninoise, comme les “kamikazes” (motocyclistes qui transportent de l’essence depuis le Nigeria) ou l’analphabétisme persistant, ainsi que les bouleversements liés à l’arrivée massive des nouvelles technologies.


"A la manière un prêtre voodoo, qui pratiquerait une offrande au fétiche, j’applique des teintes primaires sur de grande toiles ou papiers posés au sol, auxquelles j’ajoute pigments, rouilles, huiles, pastels".
Accroupi, à genoux, debout, Rafiy jette ses couleurs, y ajoute de l’eau, de la terre ou du marc de café. Impulsif, spontané, Rafiy se sert de la toile comme d’un miroir de ses impressions. Ses travaux sur papier, dont les compositions sont plus centrées, sont davantage pensés comme une galerie de portraits (animaux hommes, femmes, fétiches, etc). Rafiy a été un des premiers artistes exposés à la galerie. En 2014, il a été sollicité pour une première commande publique pour l’Aéroport de Cotonou (Bénin).

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Aki KURODA

Cosmogarden / Midnight Spaghetti

22 mai - 25 juin 2014

C’est un immense honneur d’annoncer notre collaboration avec le grand artiste japonais Aki KURODA. Après 5 années consacrées à de nouvelles recherches plastiques, Aki Kuroda dévoile une quinzaine d’oeuvres à la Galerie Lazarew, dans le cadre de l’exposition Cosmogarden / Midnight Spaghetti.
« Cosmogarden», c’ est le fil conducteur des recherches et travaux de l’artiste depuis toujours. Chaque élément fait partie d’un grand «jardin cosmique», sorte d’art total mêlant le cosmos, la ville, le corps, la nature, les animaux, la musique, etc. Le spectateur est plongé dans une jungle urbaine, guidé par quelques points de repères récurrents chez l’artiste: sa fameuse silhouette, les planètes, les fils entrelacés, le Minotaure, etc.. Aki Kuroda invite le spectateur à flâner avec lui, à suivre ce qu’il appelle modestement ses «embrouillements », mais aussi à apporter son propre univers pour créer des passerelles ou des confrontations.


Pour l’exposition "Midnight Spaghetti", Aki Kuroda met pour la première fois sur le devant de la scène ce qui était latent depuis toujours : la figure de l’artiste en création. Les grandes toiles noires grattées, composées de mille traits désordonnés, énergiques, partant d’un point central, ne sont autre que des portraits de lui même assemblant toutes ses idées. Ce sont les traits d’union des autres oeuvres de l’exposition, présentées comme différents îlots aux atmosphères bien définies. Dans cette exposition, on est (avec) Aki Kuroda, qui nous montre un passage vers chaque élément de son univers.

biographie

Isabel ESPINOZA - Tourbillons

17 avril - 17 mai 2014

Pour la première exposition personnelle de l'artiste équatorienne à Paris, nous présentons dix ans de travaux sur papier, portés par la question d'identité. 


Identités individuelles, d'abord, avec sa série Metafora de los Escudos (Métaphore des Boucliers). Ses grands boucliers de papier transparent, qu'elle réalise elle-même avec des fibres de plantes, sont à la fois symboles de fierté et de fragilité, d'une identité à préserver.


Avec la série Centros y Debordes (Centres et Débordements), Isabel aborde la notion d'identité globale: à l'heure de l'ultra-communication, ou les singularités disparaissent au profit d'une "culture" mondiale, comment se définir? Qui nous entoure, sommes nous au centre ou à la périphérie? Comment les identités se forment, se heurtent, se mêlent?


Le trait d'union de ces oeuvres se trouve également dans le support papier : papier qu'elle réalise en équateur ou papier sur lequel elle peint. Après tout, "papel", en espagnol, signifie à la fois "papier" et "rôle"…

>Biographie

Olivier Catté - Suburbia

6 mars - 12 avril 2014

Pour sa nouvelle exposition Suburbia, Olivier Catté poursuit dans sa quête de capter l'essence de l'espace urbain dans la lacération du carton de récupération.

Cette fois, il s’engage dans des compositions plus libres - une architecture plus sophistiquée, des coups de pinceau, l’ajout de couleur, etc. En lissant les perspectives, en accentuant les répétitions de façades, il atteint une abstraction rythmée qui confère une certaine musicalité à ses oeuvres. Rythme infernal des déambulations dans les dédales de  Metropolis?Une œuvre monumentale (250 x 350 cm) sera également accrochée dans la galerie, rendant plus présente que jamais l’impression d’une œuvre qui nous happe…

>Biographie 

FULCRAND - Travaux sur papier, 1950 / 1970

23 janvier - 21 février 2014

En 2013, nous mettions en lumière, non sans émotion, le travail de l’artiste Fulcrand, décédé en 2004. Figure importante de l’abstraction lyrique, il avait décidé de se retirer du marché de l’art dans les années 1960 et avait peint, chez lui à Eygalières, des centaines de toiles restées confidentielles.

Aujourd’hui, nous continuons l’exploration de l’oeuvre de ce grand artiste, avec une exposition consacrée à ses travaux sur papier. En parallèle de son travail foisonnant sur toile, le support papier a accompagné Fulcrand tout au long de sa vie, à la fois pour y réaliser des esquisses, pour explorer de nouvelles techniques et pour créer des oeuvres vibrantes et intimes.

L’exposition présente deux périodes radicalement différentes des travaux sur papier de Fulcrand. Elle ouvre sur une superbe série de gouaches post-cubistes réalisées dans les années 1950, avant qu’il ne penche définitivement pour l’abstraction.

Elle se poursuit par une impressionnante série d’encres noires datant des années 1970, qui tranche avec les couleurs lumineuses qu’il utilisait alors dans ses oeuvres sur toile.

- biographie -